A la maison, on aime bien chanter (surtout devant la cheminée l’hiver, ou sous le marronnier l’été - les voisins sont loin, heureusement pour eux). Il y a de cela pas mal d’années, j’avais inventé un jeu pour chanter mais il ne me plaisait pas. Il y avait des tas d’extraits de chansons, des noms de chanteurs et tout ça, et des règles assez compliquées qui n’allaient pas du tout avec... C’est bien sûr tombé aux oubliettes.
Quand l’idée de la collection des jeux du Kangourou est née, après la création des LOUPS-GAROUS DE THIERCELIEUX, Asmodée m’a demandé si j’avais des jeux qui pouvaient correspondre. Mais ils avaient déjà décidé d’éditer FANTASY et mes autres jeux étaient “trop gros”.
Alors m’est revenue cette idée de faire chanter et SHABADABADA est né. Mais Asmodée ne l’a malheureusement pas choisi...


Pourtant, nous avons continué à y jouer et de partie en partie, de nouveau mot en nouveau mot, il est apparu qu’il plaisait à pas mal de gens, toutes générations confondues, qui nous demandaient quand il allait être édité... C’est alors qu’on a décidé de se jeter à l’eau et de devenir Héditheur, comme les grands. Mais notre ambition était elle toute petite et nous envisagions juste un jeu de cartes dans un étui carton...
C’est sur les judicieux conseils de notre vieux copain Philippe des Pallières que nous avons finalement intégré la collection Kangourou quelques mois après sa création. Et nous en sommes ravis. SHABADABADA mène depuis son petit bonhomme de chemin. Pourvu que ça dure !

 

 

 

Evidemment, nous avions rêvé, à la sortie de SHABADABADA de deux autres versions bilingues : français /occitan et français /breton.


Pour des tas de raisons à la noix : parce qu’il nous paraît important que ces langues vivent, parce qu’il nous semblait que le jeu pouvait faire plaisir à tous ceux qui veulent les transmettre, parce que nous sommes encore plein d’illusions sur plein de choses...
Nous n’avons eu aucun problème pour la version occitane (c’est chez nous !) parce que nous avons eu la chance de voir Jan Dau Melhau (chanteur, musicien et conteur occitan, l’un des rares spécialistes en la matière) accepter de participer bénévolement à notre projet.
Par contre, nos demandes du côté breton sont restées lettres mortes, à notre grand étonnement (et déception).
Nous en avons conclu que, finalement, il n’était pas sûr du tout que ces versions de SHABADABADA trouvent un public suffisant pour simplement payer les frais d’édition (sans parler évidemment de faire des bénéfices, ce qui n’était en l’occurrence pas notre but).
Mais la version occitane existe, vous pouvez la télécharger si vous le souhaitez (La Haute Roche +) et si vous avez, vous aussi, des illusions. C’est toujours ça...